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Son histoire

Découvrir Xertigny Son histoire

L’Histoire de Xertigny est riche en événements et personnages importants. Nous vous proposons ici d’en découvrir quelques-uns, des origines de Xertigny à nos jours. 

balade historique

Depuis 2015, Xertigny propose un concept de balade historique, qui passe par les points-clé de la commune : L’Histoire en Marche. Elle peut se pratiquer tout au long de l’année en autonomie, en suivant les panneaux et les flèches ; à la belle saison, un guide pélerin peut vous accompagner et jouer de petites scénettes au fil de la balade.

Les origines de xertigny

“Ce que l’histoire nous apprend, c’est que, il y a deux mille ans et plus, le pays que nous habitons faisait partie du territoire occupé depuis de longues années déjà par une tribu gauloise venue d’Asie, les Leuques. Il passa, comme le reste de la gaule, sous la domination des Romains, commandés par Jules César (58 à  52 avant J.C.). Petit à petit, les Romains changèrent la face du pays. Ils construisirent des routes solides. Plusieurs traversaient notre territoire, dont la grande voie de Baccarat à Saint-Loup. Le chemin actuel des Conchets, où se situe la Croix du Boubot, était aussi appelé Chemin de Saint-Loup. Ces routes étaient très fréquentées et il n’est pas téméraire de penser que Xertigny doit son origine à une station où campait quelque troupe romaine…commandée par Certinus. Ce camp romain s’appelait Certiniacum, d’où XERTIGNY tire son nom.”


 D’après les écrits du Chanoine Emile LEMOINE, ancien curé de Xertigny :
Xertigny, pages d’histoire locale, Bains-les-Bains, 1956, Dom Calmet : Histoire de Lorraine et Topographise ancienne du département des Vosges.

Une légende raconte qu’en 730, lors d’une halte dans une ferme à Xertigny, une religieuse du nom de Walburge fit couler de nouveau une fontaine tarie. Filant sa quenouille, elle laissa tomber sa pelote de laine qui se mit à rouler dans la côte et ne s’arrêta qu’à l’endroit de l’église actuelle.

Nos ancêtres choisirent plus tard Sainte Walburge comme patronne de notre paroisse et une relique fut placée dans l’église.

Le ler octobre 1335, Xertigny et ses hameaux formèrent une communauté dont l’administration fut confiée à un maire, quatre jurés et un doyen. Les droits de justice leur étaient reconnus et à Xertigny un gibet s’élève au champ du Potet (champ du poteau). Les droits fonciers furent imposés.

Pendant la guerre de trente ans, la Lorraine eut beaucoup à souffrir des guerres de religions. Les armées protestantes venant d’Allemagne traversaient nos campagnes en semant ruines et carnages. Puis en 1642, la peste fit périr une grand partie de la population. De grands cimetières furent établis en rase campagne.
Celui de Xertigny était sur le chemin de l’étang des Mottes. Une croix gothique subsiste encore.

La révolution française

Pendant que le peuple se révolte à Paris, dans nos campagnes le 26 juillet 1789, 800 paysans de tous les villages envahirent le greffe de la seigneurie à Fontenoy-le-château, détruisant papiers et archives des redevances perçues par les seigneurs.

Le 26 février 1790, la France est divisée en 83 départements, les Vosges en 9 districts, 60 cantons et 562 municipalités. Xertigny devint chef-lieu de canton.

Xertigny au 19e siècle

Quelques dates au XIX° siècle

  • 1802/1803 : Le concordat promulgué a permis au curé d’Hennezel de rentrer à Xertigny après son exil.
  • Le 3 août 1805 : L’impératrice Joséphine, épouse de Napoléon ler, traverse Xertigny en fête pour se rendre aux bains de Plombières.
  • Le 10 août 1810 : Le curé d’Hennezel meurt. La paroisse lui fait des funérailles magnifiques. Sa tombe est à gauche, à l’entrée de l’église.
  • Le 5 juillet 1842 : Ferdinand, duc d’Orléans et fils du roi Louis Philippe, traverse majestueusement Xertigny pour se rendre à Plombières.
  • Novembre 1853 : Louis Prosper Claudel, père du grand poète Paul Claudel, s’installe à Xertigny.
  • 1861 : Débuts de la construction du viaduc de Granges. 9 arches, 108 mètres de long, 38 mètres de haut. Une arche fut détruite pour ralentir la progression des allemands en 1870.
  • Guerre de 1870 : Xertigny est occupée du 8 novembre 1870 au ler Juin 1871 par les allemands.
  • 1888 : fin de la construction, par Victor CHAMPION, du château des Brasseurs, actuel hôtel de ville.

XERTIGNY au 20e siècle

l’économie

Le début du 20e siècle à Xertigny est caractérisé par son important essor industriel. La brasserie “La Lorraine”, sous la direction de son fondateur Victor Champion, a connu son âge d’or dans la première moitié du siècle. Elle employa plus de cent ouvriers et devint l’une des premières brasseries de la région Est. En 1904, Charles Ciolino implanta à Amerey une scierie ainsi qu’une entreprise de mobilier de bureaux en bois qui connut un essor important et devint dans les années cinquante le 2ème “fabricant” français. En 1892, Henri Cadet créa la Tréfilerie des Vosges sur le site de Granges qui perdura jusqu’à la fin du siècle. C’est également le début de la SFX (Sociéte Fromagère de Xertigny), créée sur le site de la Cense par les frères Rentz en 1931 et qui a compté jusqu’à 250 employés au début du 21ème siècle. Malheureusement, la crise économique, les débuts de la mondialisation, l’enclavement de la commune, sont à l’origine du déclin industriel de Xertigny durant la seconde moitié du 20e siècle. La brasserie fermera ses portes en 1966. L’entreprise Ciolino sera rachetée successivement par divers groupes. “Olivier Xerty” occupe à présent ses locaux. La société des Vins Lamboley, dont l’essor fut considérable dans les années soixante, disparut au début des années 90. La Tréfilerie a fermé ses portes au début du 21e siècle. La fromagerie, malgré plusieurs plans sociaux successifs est encore partiellement en activité bien qu’on n’y fabrique plus de fromage. Les 34 employés restant assurent la collecte et le transport du lait de la Vôge pour le groupe Lactalis, numéro 1 mondial des produits laitiers. Cependant, d’autres entreprises sont apparues, ont créé des emplois et renouvelé l’économie xertinoise.

En particulier :

  • ADC, spécialisée dans la fabrication des filières, créée en 1992 par Monsieur Henry et Madame Robert et FD Usinage, dont l’activité est en constante progression ;
  • La société de transports Marcot, créée après guerre par Charles Marcot, présente une croissance spectaculaire. Ses successeurs, Gilles, puis Pascal Marcot, ont su donner une dimension hexagonale à cette entreprise dont les cars de tourisme parcourent toute la France et l’Europe.

Dans ce même courant économique :

  • la société Moine, dont le “Crillon” et le “Perlé de rhubarbe” sont aux menus de tous les grands restaurants,
  • la société Mengel SA, carrossier constructeur,
  • les affûtages Drumont Technologie Diamant,
  • l’entreprise Thiriat, motoculture et outillage,
  • ou encore Temca, spécialisée dans le moulage des matériaux composites,
  • et enfin la chaudronnerie Valentin qui est en constante expansion depuis 1967 sont, elles aussi, des entreprises dynamiques sur le secteur de la Vôge.

LES BRASSERIES

Les brasseries étaient monnaie courante à cette époque. MM. Munier, Soulard et Chaupier, négociants en vin, en créèrent une sur le site de l’actuelle fromagerie (ancienne ferme Clément) vers 1850. Cette société changea successivement de propriétaire, dont le dernier a été M. Nuss. Pendant cette période, le château de la Cense fut construit pour loger Mr Voegele, brasseur.


En 1860, Victor Simon CHAMPION, jeune brasseur de Pressigny, en Haute-Marne, arrive à la brasserie de la Cense à Xertigny. Après des études en Bavière, à l’école de Weihenstephan, il vient dans un premier temps, pour se perfectionner comme chef de fabrication. Puis, en 1865, devenu directeur, il reprend la brasserie de l’Orémus au centre de Xertigny qui périclitait.

Il  habitait alors au Relais Postal (auberge-relais de diligences). En 1865, il épouse Alice Ménestrey, fille de l’aubergiste, qui lui apporte une dot confortable.

Le 8 juin 1866, naît Berthe Marie Claire CHAMPION, leur fille.

La brasserie connaît ensuite un essor colossal. Des caves immenses et des bâtiments sur 3 étages sont construits. 80 personnes y sont employées.

A proximité, le château de l’Orémus est détruit, et, de 1886 à 1888, le château actuel, d’après les plans de l’architecte départemental M.Clasquin, est érigé.

Son coût, décoration comprise, est de 300 000 francs OR.

La légende raconte qu’en cherchant les sources nécessaires à la fabrication de la bière, Victor Champion trouva, sous la Roche des Cents Ecus, le trésor des Templiers, caché lors des persécutions de 1307. En réalité, c’est grâce à son talent commercial, à la qualité des eaux et les circonstances économiques après la guerre de 1870, qu’il put développer l’entreprise qui devint gigantesque. Le domaine s’étendait sur plusieurs centaines d’hectares. On y trouvait un élevage de faisans pour la chasse (à la ferme Mortal), des étangs qui permettaient de faire de la glace, conservée toute l’année dans les caves de la brasserie.

En 1917, un terrain de croquet fut construit à l’est du château. L’organisation des chasses était confiée à M. Chrétien, garde-chasse assermenté, venant des chasses du Président de la République à Rambouillet, que l’élevage de faisans alimentait aussi.

De 4 000 hl de bière en 1870, la brasserie produit 110 000 hl en 1890. Une fortune réalisée en 20 ans. Hélas, Victor Champion n’habitera le château que pendant 3 ans. Il meurt en 1891, à 52 ans.

Henri TRIVIER, son gendre et collaborateur, époux de Berthe Champion depuis 1887, lui succède. Trois enfants naîtront de leur union : Jean, Pierre et Alice.

M. Trivier dirige la brasserie pendant 40 ans. Puis ses fils reprennent les rênes. Pendant la seconde guerre mondiale, la production chute rapidement, en raison du manque de matière première, de la complication des transports et de l’interdiction d’exporter du fait de l’occupation. Après la guerre, les difficultés d’approvisionnement entraînent une baisse de qualité et de quantité. La production tombe à 19 000 hl. La concurrence d’autres brasseries plus importantes et plus performantes met fin à l’aventure le 30 septembre 1966.

brasserie 1880

Pasteur effectua un séjour à la brasserie de Xertigny. Il démontra que la « génération spontanée » n’existait pas et découvrit le procédé permettant de détruire ou d’affaiblir fortement les germes nocifs pour la conservation prolongée de la bière : on donne à ce procédé le nom de pasteurisation. Ainsi, il permit à la Lorraine, l’Impériale et la Bière de Garde d’être exportées dans le monde entier.

Puis d’autres appellations et productions virent le jour : Xer-Brau, Xer-Pils, Eau du Priolet.

biere


De grands groupes rachetèrent successivement les nombreuses brasseries de l’Est. Celle de Xertigny fut rachetée par Champigneulles, elle-même absorbée par la Société Européenne de Brasserie. La brasserie de Xertigny ferma définitivement ses portes le 30 septembre 1966.